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Conférence de presse

Amara Sy : « On a notre destin en main pour le maintien »

Après la déconvenue contre Limoges, Amara Sy et Jean-Christophe ont un mot d’ordre : gagner contre Boulogne-Levallois pour assurer le maintien du Paris Basketball dans l’élite.

© Lilian Bordron

À l’issue de la défaite du Paris Basketball contre Limoges (70-85), le capitaine Amara Sy et Jean-Christophe Prat sont revenus sur une rencontre au terme de laquelle Paris n’est toujours pas maintenu en première division.

VOIR AUSSI : Le résumé vidéo du match entre Paris et Limoges

Amara Sy

Amara, c’est un peu le scénario que l’on pouvait craindre. La soirée a été émouvante mais il y a aussi l’aspect sportif, puisque Paris n’est toujours pas maintenu…

Exactement. C’était le plus important ce soir. C’est bien l’Amiral Night mais il ne fallait pas oublier l’objectif principal, qui est de maintenir le club. On s’est mis dans une situation très complexe donc on avait à cœur d’assurer notre maintien dès ce soir. Malheureusement, cela n’est pas passé. On avait deux finales à jouer, on a perdu la première contre Limoges. Maintenant, il va falloir aller à Levallois pour chercher une victoire et ne rien calculer.

Qu’est-ce qui s’est passé pour que cette rencontre vous échappe ?

On a fait des mauvais choix en attaque ce qui a donné du rythme et des paniers faciles à Limoges. C’est une grosse équipe cette année avec de fortes individualités et des joueurs qui ne forcent pas. On a fait ce qu’on a pu mais la balle ne bougeait pas assez sur la défense de zone qu’ils nous proposaient. Mais on a encore notre destin en main. On est capable de réaliser de grands exploits cette saison, on l’a prouvé. On est dos au mur, il faut que l’on assure notre maintien nous-même.

L’entraîneur a souvent parlé de douze victoires pour se maintenir en première division. Est-ce que tu penses, qu’inconsciemment, il y a pu y avoir une forme de relâchement dans l’équipe ?

Je ne sais pas. Je ne suis pas dans la tête des autres joueurs. Il faut avouer qu’on traverse une période compliquée. On n’arrive pas à aller chercher cette treisième victoire qui réglerait tout. On a eu des opportunités mais on n’a pas su les saisir. Mais il faut rester positif car on a encore notre destin en main et on va tout faire pour aller chercher cette victoire à Boulogne-Levallois.

Comment as tu ressenti la cérémonie en ton hommage à la fin ?

J’en suis très content mais je suis malgré tout un peu énervé car je croyais qu’on était maintenu à ce moment-là. J’ai pris une petite douche froide. Je tiens en tout cas à remercier le club, le président David Kahn, tous les membres du staff, les bénévoles. Je suis très touché. Tout s’est très bien passé. J’ai des amis qui ont fait le voyage d’un peu partout pour assister à cette rencontre. Malheureusement, on n’a pu leur offrir cette victoire.

Ce que je vais retenir, c’est qu’après 23 saisons, j’ai toujours le même soutien de la part de mes proches et de mes amis. Ils ont de l’endurance car 23 saisons, c’est beaucoup (rires). Ils m’ont toujours poussé et cela m’a donné beaucoup de force. Je suis très heureux et honoré de recevoir autant d’amour et de support. Je suis béni. Le soutien a été infaillible et constant du début à la fin de ma carrière. J’ai toujours eu énormément de respect de la part des gens dans la rue, sur les réseaux, à travers des interviews.

Un mot pour les supporters parisiens ?

On a eu souvent l’occasion d’échanger. Le respect et l’admiration que j’ai pour eux. Même quand on perd, ils supportent jusqu’au bout. J’ai envie de dire que ce n’est que le début. Chaque jour, cela grandit. Il y a gros engouement derrière le club. J’aimerai vraiment qu’on reste en Betclic ELITE pour ne pas casser cet élan. Des gens travaillent chaque jour d’arrache-pied pour faire connaître et grandir ce club. On peut devenir le meilleur public de France. On a un club qui est très jeune et on a déjà un kop dynamique et passionné. C’est de bonne augure pour la suite.

Il reste donc un match à jouer pour assurer son maintien. Cela sera contre Boulogne-Levallois et ton frère Bandja. Est-ce que, d’un point de vue personnel, cela rajoute de l’émotion à ce match ?

Bien sûr. Cela rajoute du stress car on tombe contre une équipe très solide. On a déjà gagné contre eux au match aller. Il ne faut juste pas calculer. Il faut leur rentre dedans et sur un match, tout peut se passer. On a les capacités pour le faire mais il faut le prouver sur le terrain. La plupart de nos victoires, on les a obtenu quand personne ne nous attendait, ce qui est paradoxal. Il ne faut pas compter sur une défaite de nos concurrents directs. Il faut qu’on aille chercher cette victoire par nous-même.

C’était aussi probablement le dernier match à la Halle Carpentier de certains jeunes joueurs, comme Juhann Begarin et Ismael Kamagaté. Est-ce que tu peux nous parler de leur évolution, toi qui les a vu progressé au fur et à mesure ?

Ils ont une ascension fulgurante. C’est grâce à leur sérieux, au travail individuel avec les coachs. On a vu arriver les progrès à vitesse grand V. Que ce soit Juhann, Ismael ou Milan, en trois ans, ils ont complétement été métamorphosés. Que ce soit techniquement, tactiquement ou physiquement. Aujourd’hui, ce sont de vrais basketteurs qui peuvent aider n’importe quelle équipe. On a été témoin de cela et on en est fier.

Jean-Christophe Prat

Un peu la même première question que pour Amara. La soirée a été émouvante mais Paris n’est toujours pas maintenu dans l’élite après cette défaite…

On a fait un match courageux ce soir. On a été là pendant 32-33 minutes. A un moment, Limoges a mis des tirs vraiment compliqués avec Harper et Invernizzi. C’est la réalité de cette saison, ils ont été plus constants et disciplinés que nous sur ce match. Il faut juste passer à la rencontre suivante désormais. On a notre destin entre les mains. L’année dernière, on est monté à la dernière journée. Peut-être que notre destin, c’est de se maintenir à la dernière journée également cette année. J’y crois car j’ai une équipe qui est déjà focus. On a fait un briefing dans le vestiaire où j’ai donné le scénario à mes joueurs. On a encore un match pour continuer de grandir et se maintenir en première division.

Votre équipe est en difficulté depuis plusieurs semaines maintenant. Comment vous expliquez cela ?

Derrière, le gros mois de mars, il y a eu les blessures de Juhann Begarin et Axel toupane. On a joué à sept joueurs ces dernières semaines. On n’a jamais cherché d’excuses. Il n’y a pas eu de relâchement. On va dire qu’à douze victoires, c’est un bilan avec lequel personne n’est jamais descendu. A ce moment-là, on avait quatre matchs devant nous et il fallait encore en gagner un pour être assuré mathématiquement. C’est la force et la beauté du basket. Il y a des scénarios un peu fou parfois et cette année, il y en a un. Il faut continuer à se battre pour aller gagner ce dernier match.

Milan Barbitch n’a pas vu le terrain ce soir. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

J’ai fait un choix de rétrécir la rotation à neuf joueurs. Parfois, c’est compliqué dans ces matchs un peu « à la vie, à la mort » d’avoir une rotation avec dix joueurs. Je l’ai expliqué à Milan et je compte sur lui au prochain match.

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