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Conférence de presse

Jean-Christophe Prat : « S’il y avait des playoffs, on serait injouable »

Amara Sy et Jean-Christophe Prat ont réagi en conférence de presse à leur victoire contre Poitiers de ce mardi soir.

Jean-Christophe Prat trouve que la saison est réussie même en cas de non-montée en Jeep Elite. / © Lilian Bordron

Auréolé d’une 14e victoire à domicile pour la dernière de la saison à Carpentier, Jean-Christophe Prat et Amara Sy sont revenus sur le succès contre Poitiers. Et rêvent encore plus fort de Jeep Elite…

Jean-Christophe Prat

Ça devient une habitude, Paris fait le show à domicile avec la victoire. C’était une soirée quasi parfaite, pour la dernière à la maison donc important ?

J’ai dit aux joueurs : « dernière danse à domicile, il fallait qu’elle soit faite dans la dureté, dans l’impact pour ne pas laisser Poitiers s’installer ». C’est ce qu’on a plus ou moins fait en première mi-temps. Il nous a juste manqué un truc, on a 9 ballons perdus qui leur donnent 12 points. Sans ça, je pense qu’on les aurait maintenu. à 32-33 points à la pause. Cela aurait été plus cohérent. C’est ce qui s’est passé en seconde mi-temps. On perd moins de ballons et on défend plus. Cette équipe a trouvé une alchimie incroyable sur la deuxième phase, c’est agréable à voir jouer. Tout le monde se passe la balle, tout le monde est au service de tout le monde… On a l’impression d’avoir un ras-de-marée. Ça fait 5 ou 6 matchs qu’on est à plus de 120 d’évaluation. Nos pourcentages à 3PTS sont… On est comme ça car on défend dur. Être arrivé à ce niveau de performance avec une alchimie entre des très jeunes et des plus anciens, c’est bien. Nobel défend le plomb alors qu’il est venu pour être la star de l’équipe avec Amara. Il y a plus d’individus, c’est une équipe. Juste dommage qu’il n’y ait pas de playoffs. Je connais pas les résultats de ce soir mais on sait jamais. On va aller à Lille et gagner à Lille, et on croisera les doigts.

Vous l’avez dit, très beau collectif, tout le monde participe à la fête ce soir. Il y a juste Kevin qui n’a pas joué, qui paraissait prêt à rentrer avant la mi-temps, finalement il n’est pas rentré du tout…

C’est un souhait de sa part.

Ça vous dérange que toutes les équipes ne finissent pas le championnat en même temps ?

On sait que c’est une saison où il n’y aura pas d’équité sportive. On le sait depuis le début. Soit on se dit qu’on est chanceux, qu’on fait notre métier, on n’a pas perdu notre job. Je l’ai dit aux joueurs, on n’a pas le droit de se plaindre. On fait un beau métier. On a pu l’exercer parfois dans des conditions pas faciles, de pas savoir si vous jouez… Il ne faut pas se chercher d’excuses. Ce groupe arrive à maturité car il a deux ans de travail ensemble. S’il y avait des playoffs on serait injouable. Mais je ne me plains pas, ce sont les mêmes règles pour tout le monde. À partir de là, il y a un peu d’équité. Oui il y a des matchs qui vont se jouer le 20 juin. On comptait sur Rouen contre Saint-Quentin, ils en ont pris 40. Ils ont lâché des joueurs et en ont mis au repos. Je suis responsable de mon équipe, je ne peux pas me permettre de juger les autres. On va maitriser ce qu’on peut maitriser. Ce qu’on peut maitriser, c’est le très beau spectacle que l’on a proposé pour la dernière devant nos spectateurs.

Dans un scénario où Paris termine 3e ou 4e on dit souvent que c’est la place du con. Vous auriez ce sentiment-là ?

Non car la plus belle réussite pour moi ce soir, c’est de voir ces fans-là… J’ai l’impression de retrouver de l’ambiance que l’on a vécu l’an dernier contre Quimper et Blois. Ce soir il y a moins d’ambiance car l’écart est grand. Mais ce club a créé des choses incroyables en deux ans et demi. En termes d’image, d’ADN, c’est fort. En 25 ans, certains clubs n’y sont toujours pas. Il y a une vraie communion, il se passe un truc dans ce club. On va s’en servir pour les années futures. Oui on aimerait monter en Jeep Elite. Mais la première année, j’arrive le 25 juillet, training camp le 10 août. Il n’y a ni joueurs, ni matériel, ni kinés, rien. Juste un GM et un coach. On a tout monté en 12 jours. L’an dernier, on monte en puissance, boom Covid. Cette année, Covid. Ce club n’a pas encore vécu de saison normale. Si on monte cette année c’est le top du top, si on ne monte pas, vivons une saison normale. Et on fera tout pour monter, je peux vous l’assurer. Il se passe des choses au club en ce moment. Des joueurs en fin de contrat qui commencent à réfléchir pour rester alors qu’ils sont sollicités par des clubs de Jeep Elite. Ils veulent monter avec cette équipe. Je voudrais finir et féliciter le staff administratif, géré par Mathias Priez. Ils font un travail remarquable : Violaine, Romane, Marie-Pierre… Ce club se structure comme un club de Jeep Elite. Tout le monde est important. C’est comme ça qu’on a bâti l’ADN de ce club. Ce sont ces valeurs que l’on veut transmettre. Et pour finir, un big up à notre président. 19 ans en NBA, il a eu une lubie un peu folle en voyant qu’il y avait pas de basket à Paris. Il vient à Carpentier, c’est pas très glamour, dans nos bureaux où même les rats osent pas y aller. Il y croit, il a 60 ans et il cherche toujours des idées de rendre le basket français glamour. Le basket est un super produit que l’on arrive pas à vendre et ce n’est pas normal. Coup de chapeau pour tous ces gens-là.

Amara Sy

Vous finissez la saison à domicile de la plus belle des manières, c’était important pour vous ?

Très très important. Comme tout le monde, on n’a pas eu la chance de jouer devant notre public. Leur retour tombe bien car on est plutôt pas mal sur la fin de la saison. C’est une manière de fêter la fin de la saison avec notre public, même s’il nous reste un match à Lille.

Tu as joué 17 minutes ce soir, comment tu te sens physiquement ?

Je me sens très bien, comme à Nancy. Les 17 minutes ont été bien gérées, de la part du staff ou par moi. C’est vrai qu’en jouant de cette manière, c’est plus facile. On prend du plaisir sur le terrain, dans la tête ça va. On joue avec moins d’appréhension. J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette fin de saison. On joue très bien. Ça aurait été mieux si on avait fait ça plus tôt, mais c’est agréable d’évoluer dans une équipe comme celle-ci. On va profiter jusqu’au dernier match. Malheureusement il n’en reste qu’un, toutes les bonnes choses ont une fin, on va essayer de terminer de la plus belle des manières.

Justement terminer de la plus belle des manières, ce serait la montée. Vous n’avez pas votre destin entre les mains mais il faudra rester concentré pour éviter un faux pas à Lille.

Tout ce qu’on peut contrôler, il faut le contrôler. Ça passe par une victoire à Lille, puis on croisera les doigts. On aura fait le boulot sur cette fin de saison. Mais quoi qu’il arrive, le coach nous l’a rappelé à Nancy et tout à l’heure, ça reste une très belle saison. Il faut pas oublier que le club n’a que 3 ans. On a franchi un vrai cap cette saison. C’est qu’on travaille dans le bon sens sur et en-dehors du terrain. C’est de bonne augure pour la suite. Félicitations à l’ensemble du club, aux bénévoles, aux supporters… C’est une belle histoire. On en est qu’au début, on peut écrire de belles choses ensemble.

Quel a été le déclencheur de cette série de victoires ?

C’est un ensemble de pas mal de choses. Il y a l’arrivée de Ryan. Les jeunes récoltent le fruit de leur travail de toute la saison. Moi aussi j’ai pris un bon rythme. Dustin est d’une régulraité incroyable pour ne citer que lui. Tout le monde a step-up. On s’est senti en danger, c’est sûrement trop tard. C’est quand même une belle réaction et c’est ça qu’on va retenir.

La saison a été belle, tu parlais d’avenir. Pour toi tu sais comment ça va se passer ?

Oui je sais… Je suis sous contrat, tu vas revoir ma tête l’année prochaine (rires). Malheureusement pour le coach il va devoir me supporter. Mais oui je serai encore au Paris Basketball l’an prochain. Je suis un peu frustré personnellement car je trouve que je n’ai pas été régulier, notamment au milieu de la saison. Je ne sais pas si c’est dû au fait qu’on s’est beaucoup entrainé sans rythme de matchs. En tout cas, force est de constater que je n’étais pas bon à ce moment. Je suis monté en régime sur la fin de la saison. C’est frustrant que la saison se termine maintenant, mais on va retenir le positif. Il y en a énormément. Et on va bâtir sur ces bases pour faire mieux dès la saison prochaine.

Rédacteur en chef de Paris Basketball On Air

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Pos.Bilan
01 JL Bourg0V - 0D
02 Chalons-Reims0V - 0D
03 Cholet0V - 0D
04 Dijon0V - 0D
05 Fos0V - 0D
06 BCM0V - 0D
07 Le Mans0V - 0D
08 Le Portel0V - 0D
09 Metropolitans0V - 0D
10 Limoges0V - 0D
11 ASVEL0V - 0D
12 Monaco0V - 0D
13 Nanterre0V - 0D
14 Orléans0V - 0D
15 Paris0V - 0D
16 Pau-Orthez0V - 0D
17 Roanne0V - 0D
18 Strasbourg0V - 0D