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Thomas Pennellier, un entraineur jeune mais ambitieux

À 21 ans, Thomas Pennellier est l’entraineur adjoint des Espoirs de Paris, et était le coach principal pour la première victoire de la saison. Portrait.

Thomas Pennellier a coaché l’équipe Espoirs du Paris Basketball lors de la victoire de l’équipe face aux Espoirs du Mans. © Lilian Bordron

Samedi 23 octobre 2021 raisonnera très certainement comme une date clé pour le centre de formation du Paris Basketball. À la Halle Carpentier, les Espoirs du club de la capitale ont décroché leur première victoire de la saison, en dominant Le Mans 77-71. Propulsé à la tête de l’équipe pour l’occasion, après l’expulsion d’Emmanuel Coeuret lors du match précédent à Cholet, l’entraineur adjoint Thomas Pennellier a vécu un sacré moment dans sa très jeune carrière. Nous sommes allés à sa rencontre quelques jours après cet exploit.

Une rencontre avec un futur entraineur NBA change sa vie

Originaire de Noisy-le-Roi dans les Yvelines, Thomas débute le basket à l’âge de 4 ans. En U15, il va jouer à Versailles où il fait alors la connaissance d’Elliott De Wit, son entraineur. Ce coach, aujourd’hui assistant vidéo chez les Detroit Pistons en NBA, va lui transmettre cet amour du coaching, et notamment du travail vidéo. Dès ses 16 ans, Thomas Pennellier prend la direction d’une équipe dans son club d’enfance. Par la suite, l’actuel entraineur adjoint des Espoirs de Paris devient entraineur des U15-2 ainsi qu’assistant vidéo de la Nationale 3 à Versailles. Le tout pour lui permettre de consolider ce qu’il sait être une vocation chez lui : entrainer. Il y rencontre Raphaël Esnault, qu’il estime comme l’une de ses influences dans le métier, au même titre qu’un Pascal Donnadieu ou Gregg Popovich.

Pour la saison 2019/2020, il décide de faire le grand saut en allant étudier aux États-Unis avec, de son propre aveu, un niveau d’anglais très scolaire. Thomas se retrouve alors à Frank Phillips College dans la ville d’Amarillo (Texas), à mi-chemin entre Albuquerque et Oklahoma City. En plus des études, il entre dans le staff de l’équipe de basket de l’université. À 19 ans, le voici assistant vidéo d’un junior college, le niveau en-dessous la NCAA. Il prépare les scouting d’avant-match, s’occupe des entrainements individuels, que ce soit le jour ou en plein milieu de la nuit à la demande des joueurs.

« Il faut montrer du caractère sinon tu te fais marcher dessus. » – Thomas Pennellier

Par une connaissance en commun, Thomas Pennellier fait la rencontre de Noam Rudman, le responsable de la cellule de recrutement au Paris Basketball, au début de l’été 2021. Il le rencontre avec Jean-Christophe Prat, réalise quelques scouting reports, fait connaissance avec Sylvain Froidefond et Emmanuel Coeuret, les responsables du centre de formation, et le voici entré dans l’aventure parisienne, à seulement 21 ans.

À l’inverse de ce qu’il a connu aux États-Unis, Thomas n’a pas de mission précise dans son rôle d’assistant de la toute nouvelle équipe Espoirs. « Je ne fais pas du tout de vidéo. Manu (Coeuret) me laisse parfois les échauffements avant les matchs, je gère le travail individuel avec nos extérieurs, mais je n’ai pas de rôle prédéfini. Mais on m’implique beaucoup dans les prises de décision, notamment sur la sélection des 10 joueurs qui joueront le weekend » raconte-t-il.

La confiance à la jeunesse au Paris Basketball ne se traduit donc pas uniquement qu’avec les joueurs. Coacher à 21 ans des joueurs du même âge n’est pas forcément chose aisée. « Il y a des bons côtés car tu te mets facilement à leur place sur ce qu’ils attendent d’un coach. Il faut montrer du caractère sinon tu te fais marcher dessus. C’est ce qui m’est arrivé aux États-Unis avec certains joueurs. Je n’ai pas peur de monter le ton contre eux, c’est mon plus gros atout. Et il y a cette relation de confiance que j’ai avec les joueurs grâce à Manu qui me responsabilise ».

Thomas Pennellier lors du match amical contre Nanterre en septembre. / © Flavien Portat

Le coup d’éclat face au Mans

La responsabilité, Thomas Pennellier a dû y faire face pas plus tard que la semaine passée. Déjà à Cholet, quand Emmanuel Coeuret est expulsé par le corps arbitral, c’est à l’adjoint de 21 ans de prendre l’équipe en main. « Je ne m’attendais pas à ce qu’il se fasse exclure, c’est arrivé d’un coup. En quelques secondes, je me suis retrouvé avec toutes les responsabilités, j’étais vraiment stressé » se souvient-il. Alors, contre Le Mans, la pression était beaucoup moins forte. « J’étais un peu plus serein, Vladimir et Sylvain n’étaient pas loin, Manu m’a donné quelques conseil à la mi-temps. Ça s’est très bien passé car les joueurs ont respecté le plan de jeu, et ont été meilleurs en défense. Il y a eu le stress au Q1, puis après c’est parti quand on était dans le match ».

Ce match, son équipe arrivera à l’arracher en fin de rencontre, avec un scénario un peu fou. Une première victoire dans l’histoire du club pour l’équipe Espoirs, sans son entraineur principal. Un succès que le duo n’espérait pas si tôt mais qui lance enfin la saison de l’équipe et, pourquoi pas la carrière de Thomas Pennellier ?

Rédacteur en chef de Paris Basketball On Air

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Pos.Bilan
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02 Monaco9V - 4D
03 Strasbourg8V - 4D
04 Pau9V - 5D
05 Le Mans9V - 5D
06 Limoges8V - 6D
07 ASVEL7V - 6D
08 BCM7V - 6D
09 Dijon7V - 7D
10 Nanterre5V - 6D
11 Roanne6V - 8D
12 JL Bourg6V - 8D
13 Orléans6V - 8D
14 Fos5V - 9D
15 PARIS5V - 9D
16 CCRB4V - 10D
17 Cholet4V - 10D
18 Le Portel 3V - 8D